La rue, ce musée vivant dont tout le monde profite
Le Havre. Caen. Deux sœurs qui se tournent vers la mer, deux caractères bien trempés et, depuis quelques années, un goût très net pour l’art qui s’invite sans frapper à la porte. On flâne rue Bernardin de Saint-Pierre, on longe le quai Southampton, et soudain… Une sculpture. Un choc visuel. On s’arrête, on photographie, on sourit – ou on grimace, parfois. Ici, plus besoin de pousser la porte feutrée d’une galerie : l’art s’installe dehors. Il réveille les places, habille les ronds-points, bouscule les habitudes.
Le public n’est plus spectateur : il piétine, il contourne, il touche, il dialogue. Parfois sans le savoir, parfois en râlant (on est en Normandie). Et la ville change, à petits pas concrets – ceux d’une nouvelle identité vibrante, parfaitement assumée.