Les Terre-Neuvas : des vies plus salées que la mer
Impossible de parler Fécamp sans évoquer sa saga des Terre-Neuvas. Ce n’est pas un simple chapitre, c’est le cœur battant du musée. Ici, on embarque vraiment : tout est reconstitué, du pont du navire au dortoir des marins, du camphre sur les cirés à la soupe du bord.
| Chiffres marquants |
Explications |
| Jusqu’à 50 000 marins |
ont embarqué à la grande époque, direction Terre-Neuve, entre le XVIIIe et le XXe siècle (source : Musée des Pêcheries) |
| Jusqu’à 80 dundees armés chaque saison |
pour la pêche au large, dès la fin du XIXe siècle |
| Près de 6 mois en mer |
sans poser le pied à terre, pour les plus vaillants |
L’exposition permanente, immersive, transpose nos pas dans la cale d’un ancien terre-neuvier. Film d’archives, cabine reconstituée, objets du bord (la fameuse “goguette”, la bibliothèque roulante de l’équipage, inventaire hyper local de recettes contre le mal de mer).
Des récits poignants, des visages graves ou souriants, des chants de marins en fond sonore : tout est là. La mémoire collective, c’est le ciment du musée. Impossible de ne pas finir la visite en fredonnant “Jean-François de Nantes”, avec une pointe d’iode au coin de l’œil.