Pissarro, le Rouen des ponts et des quais
Pissarro, Rouen, c’est une histoire de balcons, de bateaux, d’usines, de reflets métalliques.
- Œuvre phare : « Le Pont Boieldieu à Rouen, temps mouillé ». Pissarro, le Parisien exilé, pose son chevalet à l’Hôtel de Paris pour dompter le chaos lumineux des ponts, des trains et des péniches (1896).
- Technique : Touches posées en mosaïque, la lumière domptée malgré la pluie, le gris qui palpite. Les cheminées des usines fument doucement à l’arrière-plan : c’est la révolution industrielle… peinte comme une berceuse normande.
À noter : Rouen conserve la plus belle collection Pissarro du pays hors Paris, avec 9 toiles majeures. Le musée ose même montrer cette Normandie urbaine, ouvrière, pas du tout carte postale. On s’approche, on entendrait presque le sifflet du train.