Les musées impressionnistes, passage obligé
1. Le Musée des Beaux-Arts de Rouen : le roi de la côte ouest
On file à Rouen, entre deux boutiques de la rue du Gros-Horloge, pour mettre la main sur l’un des plus beaux fonds impressionnistes de France. C’est monumental (6000 m² d’expo), source : MBAR Rouen. Ici, ça sent encore l’huile et la térébenthine, avec un plateau de stars :
- Monet et ses cathédrales obsédantes – la série culte est exposée ici, parfois en rotation
- Pissarro nous laisse voir Rouen à travers ses brumes du matin
- Sisley, Renoir, Caillebotte : tous y sont passés, parfois ensemble sur le même coin de toile
En chiffres : plus de 80 œuvres impressionnistes ou assimilées, très souvent prêtées à l’international… mais le musée en garde toujours sous la main pour les locaux. Le plus dingue : les expos temporaires s’invitent partout dans la ville pendant le Festival Normandie Impressionniste (prochaine édition : 2026 !).
Rouen, c’est la Madeleine de Proust des amateurs d’art qui ont gardé leur curiosité d’enfant.
2. Le Musée d'art moderne André Malraux – Le Havre (MuMa) : la lumière venue du large
Ambiance verre, béton et larges ouvertures sur l’estuaire de la Seine. Le MuMa c’est le refuge pop et chic des impressionnistes : source : MuMa - Le Havre
- 183 œuvres impressionnistes et néo-impressionnistes
- Le plus grand nombre de peintures de Boudin au monde : 323 pièces (la fierté locale, “Le roi des ciels”...)
- Un Monet que tout le monde reconnait (Impression, Soleil Levant, ayant donné son nom à l’Impressionnisme, était accroché ici avant d’être prêté au Musée Marmottan)
- Du Raoul Dufy, natif du Havre, qui explose la couleur, et du Marquet, plus discret mais non moins hypnotique
Le MuMa, c’est aussi la meilleure adresse pour voir comment la lumière marine change tout, transformant un port gris en un festival chromatique, même par temps de crachin (qui, spoiler, sublime les paysages).
3. Le Musée Eugène Boudin de Honfleur : l’esprit du port
Bien sûr, Honfleur. Impossible de rater le musée dédié à Boudin, fils du pays, mentor de Monet. C’est ici qu’on voit non seulement ses fameuses ciels, mais aussi :
- Des œuvres de Jongkind et Dubourg, deux peintres voyageurs qui ont choisi Honfleur pour travailler
- Des scènes du vieux port, des vues sur les marais, parfois même des croquis anonymes qui valent le détour
- Une salle dédiée aux artistes de la côte Fleurie : Vallotton, Dufy, Friesz… moins connus mais tout aussi puissants
Plus de 200 tableaux, dessins et gravures (collection permanente & prêts), et chaque salle respire la vie de cette petite ville qui a vu Monet, Courbet, mais aussi Satie (pour la musique !).