L’impressionnisme : racines havraises, éclats universels
C’est au Havre — et ce n’est pas du chauvinisme de ponton — qu’a démarré la révolution impressionniste. “Impression, Soleil Levant” (1872), c’est la rade du port havrais. Monet le dira mieux que quiconque : « J’ai fait ailleurs la moitié de ma fortune, mais c’est la lumière du Havre qui me revient toujours ».
Le MuMa, c’est ce retour aux racines. Ici, l’impressionnisme ne se limite pas à une panoplie de pastels. C’est un état d’esprit. Peindre dehors, capter l’instant, raconter une météo (et donc, une humeur). C’est ici que les artistes posent leurs chevalets depuis 150 ans, avec cette lumière saturée par la mer, qui n’est jamais la même.
| Période |
Artiste marquant |
Œuvre phare au MuMa |
| 1850-1870 |
Eugène Boudin |
Paysages de la plage, scènes de marché |
| 1870-1900 |
Claude Monet |
Vue du port, variations lumineuses |
| 1940-1960 |
Raoul Dufy |
Vues du port, joutes chromatiques |
L’impressionnisme s’exporte, mais ici, il fait partie de la brume, du vent et du quotidien. D’où ce petit frisson quand on avance dans la grande nef, face à la lumière qui change au fil de la journée.